En résumé : ce qu’il faut retenir
La norme NF EN ISO 52120-1 classe les fonctions d’automatisation, de régulation et de gestion technique des bâtiments selon quatre niveaux de performance : A, B, C et D. La classe A correspond au niveau de performance énergétique le plus élevé, tandis que la classe D correspond au niveau le plus faible.
Le décret BACS impose des fonctions d’automatisation et de contrôle aux bâtiments tertiaires concernés. La norme ISO 52120-1 permet notamment d’évaluer les fonctions mises en œuvre pour répondre à ces exigences. La classe C constitue la classe de référence réglementaire, mais les fonctions minimales doivent être examinées en fonction des systèmes techniques concernés.
La fiche CEE BAT-TH-116 prévoit, sous conditions, un financement pour l’installation ou l’amélioration d’une GTB assurant des fonctions de régulation de classe A ou B. Le choix d’une classe doit donc tenir compte des exigences applicables, des besoins du bâtiment, des fonctions souhaitées et des possibilités de financement.
1. La norme ISO 52120-1 : comprendre les classes de performance d’une GTB
Lorsqu’un propriétaire ou un exploitant souhaite installer ou moderniser une Gestion Technique du Bâtiment (GTB), il doit pouvoir évaluer les fonctions proposées par les différentes solutions disponibles.
La norme NF EN ISO 52120-1, qui a succédé à la norme EN 15232, fournit un cadre de référence pour évaluer la contribution des systèmes d’automatisation, de régulation et de gestion technique à la performance énergétique des bâtiments.
Elle distingue quatre classes, de A à D. Ce classement porte sur les fonctions de régulation et de gestion mises en œuvre. Il permet de caractériser leur niveau de performance, mais ne constitue pas à lui seul une garantie d’économies d’énergie précises.
En effet, les résultats obtenus dépendent également de la situation initiale du bâtiment, de ses équipements, de leur réglage, de l’enveloppe du bâtiment et des conditions réelles d’exploitation.
À retenir : les classes A, B, C et D caractérisent des niveaux de performance des fonctions d’automatisation et de gestion technique. Elles ne doivent pas être confondues avec une certification globale de la performance énergétique du bâtiment.
2. Quelles sont les différences entre les classes A, B, C et D d’une GTB ?
Les quatre classes correspondent à différents niveaux de sophistication des fonctions de régulation et de gestion technique. Plus le niveau est élevé, plus les fonctions peuvent contribuer à une gestion fine et performante des systèmes du bâtiment.
Classe D : des fonctions de gestion à faible performance énergétique
La classe D correspond au niveau de performance énergétique le plus faible dans la classification de la norme NF EN ISO 52120-1.
Les fonctions de régulation et de gestion y sont moins performantes que dans les classes supérieures. Selon la configuration, certaines opérations peuvent rester essentiellement manuelles ou reposer sur des automatismes limités.
Dans un bâtiment équipé d’une installation ancienne, l’évaluation des fonctions existantes permet de déterminer les améliorations nécessaires pour atteindre les niveaux de performance attendus.
À retenir : la classe D représente le niveau le moins performant de la classification. La conformité réglementaire doit néanmoins être examinée à partir des fonctions requises pour les systèmes techniques concernés, et non de la seule lettre attribuée à une installation.
Classe C : les fonctions standards de gestion technique
La classe C constitue la classe de référence de la norme. Elle correspond à des fonctions standards de régulation et de gestion technique du bâtiment.
Selon les équipements et leur configuration, ces fonctions peuvent notamment permettre de programmer le fonctionnement des installations, de réguler les systèmes techniques et d’adapter leur fonctionnement à des consignes définies.
Le guide d’application du décret BACS indique que les BACS de classe C sont réputés répondre aux exigences réglementaires. Toutefois, l’évaluation doit tenir compte des fonctions minimales attendues pour chaque système technique concerné et de leur applicabilité au bâtiment.
À retenir : la classe C constitue une référence importante pour examiner les exigences du décret BACS. Elle ne signifie pas pour autant que toutes les installations classées C offrent les mêmes possibilités d’optimisation énergétique.
Classe B : des fonctions de gestion avancées
La classe B correspond à un niveau de performance supérieur à la classe C, avec des fonctions avancées de régulation et de gestion technique.
Selon les fonctions mises en œuvre, une GTB de classe B peut permettre un pilotage plus fin des équipements, une meilleure coordination des systèmes et une adaptation plus précise de leur fonctionnement aux besoins du bâtiment.
Ce niveau peut être particulièrement intéressant pour les bâtiments tertiaires qui souhaitent aller au-delà des fonctions standards, améliorer le suivi de leurs installations et optimiser leur exploitation énergétique.
La classe B fait également partie des niveaux de performance prévus par la fiche CEE BAT-TH-116, sous réserve du respect de l’ensemble des conditions applicables à l’opération.
À retenir : la classe B permet de viser des fonctions de gestion avancées. Les bénéfices concrets dépendent des fonctions effectivement déployées et de leur adéquation avec les besoins du bâtiment.
Classe A : des fonctions de gestion à haute performance énergétique
La classe A correspond au niveau de performance énergétique le plus élevé de la classification NF EN ISO 52120-1.
Elle caractérise des fonctions de régulation et de gestion particulièrement performantes. Selon les systèmes techniques concernés, leur mise en œuvre peut contribuer à une gestion plus fine des équipements et à une meilleure adaptation de leur fonctionnement aux besoins du bâtiment.
Une GTB de classe A peut ainsi s’inscrire dans une démarche ambitieuse d’amélioration de la performance énergétique, à condition que les fonctions installées soient adaptées aux équipements et aux usages du site.
Il est toutefois important de ne pas confondre la classe A avec une technologie particulière. La norme classe les fonctions de régulation et de gestion ; elle n’impose pas systématiquement le recours à l’intelligence artificielle, à un modèle thermique prédictif ou à une technologie de communication spécifique.
À retenir : la classe A représente le niveau de performance le plus élevé de la norme. Elle constitue une possibilité à étudier lorsque les objectifs énergétiques et les caractéristiques du bâtiment justify des fonctions de gestion avancées.
Tableau comparatif des classes de GTB
| Classe |
Niveau de performance |
À retenir |
| D |
Faible |
Fonctions de régulation et de gestion les moins performantes. |
| C |
Standard |
Classe de référence utilisée pour l’examen des exigences BACS. |
| B |
Avancé |
Fonctions de gestion avancées, également visées par la fiche CEE BAT-TH-116. |
| A |
Haute performance |
Niveau le plus élevé de la classification, également visé par la fiche CEE BAT-TH-116. |
Ce tableau résume les niveaux généraux de la classification. La classe globale d’un système dépend des fonctions installées et de leur niveau de performance, selon les règles de la norme.
3. Décret BACS : quelle classe de GTB faut-il atteindre ?
Le décret BACS impose, dans les bâtiments tertiaires concernés, la mise en place de systèmes d’automatisation et de contrôle des bâtiments capables d’assurer plusieurs fonctions liées à la performance énergétique et à la gestion des systèmes techniques.
Les principales fonctions attendues portent notamment sur le suivi et l’analyse des consommations, l’adaptation du fonctionnement des systèmes aux besoins réels, la comparaison de leur efficacité avec des valeurs de référence, la détection des pertes d’efficacité, l’interopérabilité et la possibilité d’une intervention manuelle.
La norme NF EN ISO 52120-1 peut être utilisée pour évaluer le niveau des fonctions de régulation et de gestion mises en œuvre. Elle permet de faire le lien entre les exigences du décret BACS et les classes de performance.
Le guide officiel d’application du décret BACS présente la classe C comme la classe de référence réputée répondre aux exigences réglementaires. La FAQ officielle précise cependant que les fonctions minimales doivent être examinées système technique par système technique, en fonction des équipements présents et des fonctions applicables.
Il est donc préférable de ne pas déterminer la conformité d’un bâtiment à partir de la seule mention « classe C » sur un devis. Il faut vérifier les fonctions effectivement assurées par le système et les exigences qui s’appliquent au bâtiment.
Attention : le décret BACS ne doit pas être résumé à une simple obligation d’installer une GTB portant une lettre précise. La conformité repose sur les exigences applicables et les fonctions assurées par le système d’automatisation et de contrôle.
Pour aller plus loin, consultez notre page consacrée à la mise en conformité avec le décret BACS.
4. CEE BAT-TH-116 : quelles classes de GTB peuvent bénéficier de l’aide ?
Les Certificats d’Économies d’Énergie (CEE) constituent un dispositif de financement de certaines opérations d’efficacité énergétique. Dans le secteur tertiaire, la fiche d’opération standardisée BAT-TH-116 concerne l’installation d’un système de gestion technique du bâtiment ou l’amélioration d’un système existant.
Cette fiche prévoit des fonctions de régulation de classe A ou B au sens de la norme NF EN ISO 52120-1 pour l’usage chauffage et, le cas échéant, pour d’autres usages couverts par l’opération, tels que l’eau chaude sanitaire, le refroidissement ou la climatisation, l’éclairage et les auxiliaires.
La fiche fixe également des conditions portant notamment sur le secteur d’activité, les usages gérés, la nature de l’opération et, lorsqu’il s’agit d’améliorer une GTB existante, la classe du système avant travaux.
Une GTB de classe C ou D ne répond donc pas, à elle seule, au niveau de classe A ou B exigé par la fiche BAT-TH-116. Pour autant, atteindre une classe A ou B ne garantit pas automatiquement l’obtention d’une prime : l’ensemble des critères d’éligibilité et des justificatifs requis doit être respecté.
Ce qu’il faut vérifier avant de compter sur une prime CEE
- La version de la fiche BAT-TH-116 applicable à l’opération.
- L’éligibilité du bâtiment et du secteur d’activité concerné.
- Les usages techniques effectivement gérés par le système.
- La classe des fonctions de régulation installées et, le cas échéant, celle de la GTB existante avant amélioration.
- Les justificatifs techniques, administratifs et de réalisation exigés par le dispositif.
Une GTB de classe A ou B est-elle toujours plus rentable ?
Pas nécessairement. Une classe supérieure peut permettre de mettre en œuvre des fonctions de gestion plus performantes, mais la rentabilité d’un projet dépend de plusieurs facteurs : le coût de l’installation, les équipements concernés, les consommations initiales, les horaires d’exploitation, les économies réellement réalisables et les éventuelles aides financières.
La fiche BAT-TH-116 peut contribuer au financement d’une opération éligible, mais le montant de la prime varie selon les caractéristiques du projet et les règles applicables. Il est donc préférable de comparer plusieurs scénarios sur la base d’un périmètre technique et économique précis, plutôt que de supposer qu’une classe donnée garantit un retour sur investissement plus rapide.
Le bon choix consiste à identifier les fonctions nécessaires pour répondre aux exigences réglementaires, atteindre les objectifs énergétiques et simplifier l’exploitation du bâtiment, puis à vérifier les possibilités de financement.
5. Peut-on déployer une GTB de classe A, B, C ou D avec VestaEnergy ?
Le choix d’une classe de GTB dépend des fonctions de régulation et de gestion technique mises en œuvre, et non uniquement de la marque de la solution ou de la technologie de communication utilisée.
Vesta-System conçoit et déploie des installations de gestion technique adaptées aux caractéristiques des bâtiments, aux équipements présents et aux objectifs du client. Selon le projet, le périmètre et les fonctions retenues, une installation peut être conçue pour répondre à différents niveaux de performance.
La solution VestaEnergy repose sur une architecture associant capteurs, équipements de pilotage, logiciels de supervision et, selon les besoins, différentes technologies de communication. Cette architecture permet de déployer une gestion technique adaptée aux bâtiments existants comme aux projets de modernisation.
Les fonctions mises en œuvre peuvent notamment concerner le pilotage du chauffage, de la climatisation, de la ventilation et d’autres systèmes techniques, avec une supervision centralisée et une adaptation aux usages du bâtiment.
Lorsque le projet le prévoit, VestaEnergy peut également intégrer des fonctions de pilotage avancées et une technologie propriétaire de modélisation thermique. Cette approche vise à mieux comprendre le comportement du bâtiment à partir de ses caractéristiques et des données disponibles. Elle ne doit toutefois pas être confondue avec une attribution automatique de classe A ou B.
La classe de GTB doit être déterminée à partir des fonctions effectivement déployées. Pour un projet visant une classe précise ou une aide CEE, il est donc nécessaire de vérifier le périmètre technique et les exigences applicables avant de formuler une promesse de conformité ou d’éligibilité.
L’approche Vesta-System : partir des équipements, des usages et des objectifs du bâtiment pour définir une architecture de GTB adaptée, plutôt que choisir une classe sur le seul critère de la lettre ou de la technologie utilisée.
FAQ : classes de GTB, norme ISO 52120-1, décret BACS et CEE
Quelle norme définit les classes de GTB ?
La norme NF EN ISO 52120-1 définit un cadre de classification des fonctions d’automatisation, de régulation et de gestion technique des bâtiments selon quatre classes de performance : A, B, C et D. Elle a succédé à la norme EN 15232.
Quelle est la différence entre une GTB de classe A et une GTB de classe B ?
La classe A correspond au niveau de performance énergétique le plus élevé de la norme, tandis que la classe B correspond à un niveau de fonctions avancées. La différence précise dépend des fonctions de régulation et de gestion mises en œuvre pour les systèmes techniques concernés.
Quelle classe de GTB faut-il pour respecter le décret BACS ?
Le guide officiel d’application du décret BACS présente la classe C comme la classe de référence réputée répondre aux exigences réglementaires. La vérification doit toutefois porter sur les fonctions minimales applicables à chaque système technique du bâtiment, et pas uniquement sur la classe globale annoncée.
Une GTB de classe C est-elle éligible à la fiche CEE BAT-TH-116 ?
La fiche CEE BAT-TH-116 prévoit des fonctions de régulation de classe A ou B pour les usages concernés. Une GTB assurant uniquement des fonctions de classe C ne répond donc pas à ce critère. L’éligibilité dépend également des autres conditions prévues par la fiche.
Une GTB de classe A garantit-elle davantage d’économies d’énergie ?
La classe A correspond au niveau de performance le plus élevé de la norme, mais elle ne garantit pas à elle seule un pourcentage précis d’économies. Les résultats dépendent notamment du bâtiment, des équipements, des réglages, des usages et de la qualité de l’exploitation.
Peut-on installer une GTB de classe A ou B dans un bâtiment existant ?
Oui. Une GTB de classe A ou B peut être envisagée dans un bâtiment existant si les fonctions nécessaires peuvent être déployées sur les systèmes concernés. Le périmètre des équipements, l’architecture existante et les contraintes techniques doivent être étudiés pour définir la solution adaptée.
Les technologies sans fil permettent-elles d’atteindre une classe A ou B ?
Les technologies sans fil peuvent faciliter le déploiement d’une GTB dans un bâtiment existant, notamment en limitant certains travaux de câblage. Elles ne déterminent toutefois pas à elles seules la classe de performance : celle-ci dépend des fonctions de régulation et de gestion effectivement mises en œuvre.
Comment choisir la classe de GTB adaptée à son bâtiment ?
Le choix doit prendre en compte les exigences réglementaires applicables, les équipements présents, les objectifs de performance énergétique, les besoins d’exploitation, le budget et les possibilités de financement. Une analyse des fonctions nécessaires permet de définir le niveau de GTB pertinent pour le projet.
Choisir une GTB adaptée à votre bâtiment
La norme NF EN ISO 52120-1 permet de comparer les niveaux de performance des fonctions de gestion technique. Le décret BACS fixe des exigences d’automatisation et de contrôle pour les bâtiments concernés, tandis que la fiche CEE BAT-TH-116 peut soutenir financièrement certaines opérations répondant à ses critères.
Le choix de la classe doit donc reposer sur les besoins réels du bâtiment, les fonctions nécessaires, les objectifs énergétiques et les possibilités de financement.
Vesta-System accompagne les propriétaires et exploitants dans la définition et le déploiement d’une GTB adaptée aux caractéristiques de leur patrimoine et à leurs objectifs de pilotage énergétique.
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